Choisir L’Expatriation

Salut…toi!

Dans cette partie, je vais te parler d’un sujet qui représente le cœur de ce blog. Son essence même. (excitant n’est-il pas?!)

Choisir l’expatriation, ou ne pas la choisir…? Telle est la question.

Allons allons, ne soyons pas langue de bois. Parlons franchement. Aujourd’hui, la pression sociale en France (et globalement un peu partout en Europe d’après ce que j’ai pu voir) est très importante chez les étudiants/diplômés/jeunes actifs par rapport a ce sujet. On parle surtout de la courte expatriation: 6 mois/1 an/2 ans max. Assez pour apprendre/approfondir une langue, découvrir de nouvelles méthodes de travail, obtenir un diplôme, etc.

En France, certains diplômes sont inaccessibles si tu n’as pas passé 6 mois minimum à l’étranger (stage ou école). Certaines entreprises te font passer des tests de langue durant le processus de recrutement ou t’exposent des cas pratiques liés à une culture différente pour voir comment tu réagirais.

Alors voilà…Tu es étudiant en Bachelor/Licence et réfléchis à partir car ton Master te demande un niveau de langue. Ou tu sais que ton 1er job te demandera de l’expérience à l’étranger alors que tu seras tout fraîchement diplômé. Ou tu es diplômé mais les offres d’emploi auxquelles tu rêves d’accéder requièrent la maîtrise de cette langue ou la connaissance de cette culture, que tu n’as pas. Ou alors tu es un employé mais ta boite te refuse une promotion parce que tu ne parles pas une 2nd langue?

Mais la pression peut aussi venir de ton environnement privé. Ta sœur/ton frère…cousin…cousine…sont partis à l’étranger et font la fierté de ta famille. Tout le monde ne parle que d’eux. Tes amis ont tenté l’aventure et ne font que vanter les mérites d’une telle expérience…te poussent a faire de même…

Alors tu te demandes…Dois-je partir? Dois-je me lancer? Comme tous les autres? Tout va-t-il se débloquer après? Serais-je débarrasser de cette pression (d’où qu’elle provienne)?

Bah…oui…non. La réponse n’est tout simplement…pas aussi facile. Tout dépend de toi. De ta personnalité. De tes envies. Aujourd’hui, tu vois énormément de personnes réussir dans leur domaine sans avoir quitté le territoire. Elles n’en ont pas ressenti l’envie ou le besoin et cela ne les a pas empêché d’avoir une vie qu’elles ne regrettent pas.

Il m’est arrivé plusieurs fois de revoir des amis, intrigués par mes aventures. Et à la fin de mes récits, ceux-ci me demandent si je regrette quelque chose, si mon bilan est positif. Je n’ai pas de bilan parce que je ne compte pas m’arrêter, mais oui, c’est positif. Et le voyage est devenu une drogue pour moi. Alors certains de ces amis me répondent dans un soupir “tu as eu raison de partir…je devrais faire comme toi”.

Au début, ma réponse était “mais oui, mais grave! C’est génial, lance-toi. Viens avec moi, si tu as un peu peur de partir seul. Allez bouge-toi.” Puis vint le recul. J’ai aussi rencontré des personnes pour qui l’expat’ ne s’est pas bien passée…a cause d’eux! Ils n’étaient pas prêt. Ils n’avaient pas vraiment envie finalement.

Aujourd’hui, ma réponse à ces amis, ces personnes qui voudraient faire comme moi, c’est “non. Bien sûr que non.” Pourquoi devrais-tu partir? Après tout, tu ne l’as même pas dit avec conviction. Tu as même lâché un soupir! Tu n’as pas la motivation. Oublie tout de suite.

Arf…! Un peu brut de pomme tout ça. Mais j’espère que tu comprends ce que je souhaite te dire. Non, l’expatriation n’est pas faite pour tout le monde. Subir la pression sociale n’est pas une bonne chose. Non, tu ne sortiras peut-être pas grandi de ton expérience à l’étranger. Non, tu n’arriveras peut-être pas à t’adapter…à t’amuser tout simplement.

Et, très franchement, je pense qu’une expatriation ratée peut avoir de conséquences plus graves sur ton mental que le fait de ne pas être parti et de se demander si tu fais toujours le bon choix d’hésiter.

Une vraie expat’ signifie que tu es engagé dans une organisation. Que tu as un but. Tu es salarié, étudiant, volontaire. Tu ne peux pas tout lâcher comme ça si tu ne t’y plais pas et que tu souhaites rentrer. Que dire à ton université si celle-ci te demande ton certificat ou ton relevé de notes et qu’elle découvre que tu as abandonné? Que dire a ton employeur, ou ton futur employeur, s’ils ne voient que 2 mois à l’étranger dans le poste occupé?

Et puis, gérer un retour d’une expat’ “ratée” n’est pas si simple non plus. Que dire à ta famille? Tes amis? Les personnes qui ont vécu une expérience réussie et qui t’ont plus ou moins poussé à faire de même?

Cela peut générer une honte de soi. Un malaise. Pas simple à gérer…

Partir en vacances, c’est simple, même si tu sais pas vraiment prendre de décision. Il “suffit” d’avoir assez d’argent et puis tu pars. Si ça ne te plait pas, tu reviens. Tu annules tes résas, tu changes ton billet de train ou d’avion, tu reprends ta voiture. C’est évidemment un chouille plus compliqué si tu as choisi une croisière en plein océan Atlantique. Il faudra attendre la prochaine escale pour t’échapper.

Partir en tant qu’expat’ demande de l’organisation. Même si tu pars seulement 6 mois a l’étranger dans une université et que ton logement et tes cours sont réservés par ton université en France. Cela va graaaaaaaaandement aider c’est certain et tu ne feras pas face a tous les grands problèmes des expat’ mais il te faudra faire encore beaucoup d’effort pour t’adapter.

Et puis même si tout est organisé par ton université, ou ton boulot, ou un organisme externe, pour que tu arrives et que tu t’installes sans encombre, que tu aies même des événements préparés qui t’attendent pour rencontrer des gens, etc. Est-ce que tout ceci va te plaire??

Pour 1 à 3 mois, tu peux prendre sur toi, faire abstraction de ce qui ne te plait pas, et puis tu reviens en te disant que tu l’as fait et puis voilà. Bon, c’est pas le but, mais ok.

6 mois, ça devient long quand même. 1 ou 2 ans, là tu les sens passer ces longues semaines, ces longues journées qui ne te plaisent pas.

Le plus dur dans une expat’, ce n’est pas de trouver un logement, un taf, une école. Cela peut représenter selon les pays ou culture un challenge de taille. Mais c’est du court terme. Tu vas résoudre ces problèmes et tu seras débarrassé. Le plus compliqué, c’est de s’adapter a la culture locale qui n’est pas tienne.

Mon conseil pour toi qui hésite, c’est d’aller te renseigner sur la ou les cultures qui t’intéressent. Si tu ne sais pas ou partir, réfère-toi a la rubrique Choisir sa destination. Cela t’aidera peut-être (je l’espère).

Se renseigner sur la culture locale est ultra important. Cela peut tout de suite te faire prendre une décision. Tu peux découvrir des choses que tu veux absolument vivre, ou qui ne te correspondent pas du tout!!!

Mais…MAIS ! Fais attention. Croise les informations. Nous vivons dans un monde où l’information est créée librement sans aucun contrôle. Les “fake news” (fausses informations) circulent partout. Les exagérations aussi. Prends cela en compte dans tes recherches. Ne regarde pas un seul magazine ou un seul site pour prendre une décision. Réfléchis bordel de…..Réfléchis je t’en supplie. Et puis, n’hésite pas. Contacte-moi si tu souhaites avoir une discussion. Sans jugement. Pour discuter de tes envies. De tes craintes. De tenter de répondre à tes questions. D’avoir un avis sur ton plan de voyage… Peu importe, je suis ravi de t’aider !

2 Comments

  1. mars 22, 2020
    Reply

    Merci de dire qu’il vaut mieux parfois attendre d’être prêt et vraiment motivé (ce qui peut ne jamais être le cas) avant de se précipiter pour s’expatrier. Personnellement, le Canada me fait rêver depuis quelques années mais une fois sortie de la vision idyllique de quelques semaines de vacances, il faut prendre le temps de se renseigner, aller à des conférences, lire des témoignages d’expatriés,… pour faire, un jour, le grand SAUT!

    • Bluboll
      avril 24, 2020
      Reply

      Merci Yoann! Et oui, la préparation, c’est la clé! 😉

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